By Webstar

Sud-Kivu: 3 acteurs de la socièté civile aux arrêts à Kalehe, PPI alerte et dénonce la privatisation du parquet de Kalehe

L’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, dénonce avec la dernière énergie les détentions illégales continuent et la privatisation depuis plus d’une année des services du Parquet près le Tribunal de
Paix de Kalehe, province du Sud-Kivu en République Démocratique du Congo(RDC).

En effet, PPI constate non sans regret que depuis que le magistrat DALBERT BONANE dirige le Parquet de Kalehe, en tant que Chef de Parquet (CP), cette institution étatique est devenue comme un chien de chasse de Sa Majesté
KAMIROGOSA III SHOSHO NTALE Franck, Mwami de la Chefferie de Buhavu, contre ses propres administrés, et particulièrement les défenseurs des droits de l’homme, les activistes pro démocraties ainsi que les acteurs de la société civile.
Le monitoring effectué par PPI sur le fonctionnement du Parquet de Kalehe de  janvier à novembre 2020 fait état de nombreux cas d’arrestations et de détentions illégales, parmi lesquelles 16 cas des activistes pro démocratie et acteurs de la société civile dans des dossiers montés de toute pièce contre eux par le Mwami, mais dont celui-ci a la bénédiction d’obtenir facilement la couverture du parquet pour enclencher les poursuites suivies des arrestations et détentions au sein de la prison.
De ces 16 cas d’arrestation et détention illégale, 8 cas du mois de mars 2020, tous militants de la LUCHA ont été condamnés pour « outrage au Mwami », après qu’ils soient arrêtés par le Mwami lui-même en pleine manifestation et les a déféré devant le parquet où un dossier pénal a été ouvert contre eux le même jour, et le lendemain fixé au Tribunal de Paix de Kalehe en procédure de flagrance. En juillet 2020, cinq (5) autres militants de la LUCHA étaient arrêtés en pleine manifestation et détenus pendant quatre jours au cachot de la police à Minova, avant que l’un d’entre eux ne soit acheminé à la prison centrale de Kalehe où il a fait plus de deux mois de détention.

Le 21 octobre 2020, trois (3) acteurs de la société civile ont été arrêtés et détenus à la prison centrale de Kalehe où ils croupissent jusqu’à présent. Il s’agit de Mme BORA MUHINDO Angélique, PETRO KATULA et Désiré AMANI, poursuivis par le parquet de Kalehe sur ordre du Mwami, pour avoir fait partie des signataires de la pétition demandant la destitution de Monsieur BARHAMBULIRA LUSHISHA Juvénal, chef de village de Bushushu et bras droit du Mwami, accusé de plusieurs griefs, parmi lesquels la mauvaise gestion, l’incompétence, l’entretien des conflits entre ses administrés et le détournement de l’aide humanitaire destinée aux sinistrés de son entité.
PPI note également qu’à part ces arrestations et détentions illégales, le parquet de Kalehe a ému plus de 45 invitations, mandats de comparution et mandats d’amener contre les acteurs de la société civile, les défenseurs des droits humains (DDH) et activistes pro démocratie, sans compter les milliers d’habitants qui sont
régulièrement interpellés pour avoir osé critiquer ou donner un point de vue sur la gestion de la chefferie de Buhavu, depuis l’avènement du Mwami Franck. Ces invitations, mandats de comparution et mandats d’amener lancés en cascade par le parquet de Kalehe fait qu’aujourd’hui nombreux habitants et acteurs de la société civile vivent présentement en clandestinité et d’autres ont fui le milieu, de peur qu’ils ne soient arrêtés, et se voir subir des condamnations fantaisistes ou soumis au paiement d’une caution exorbitante pour bénéficier de la liberté provisoire.
Des informations recoupées par PPI renseignent que l’une des causes majeures de ces poursuites est le fait que le Chef de Parquet de Kalehe, le Magistrat DALBERT BONANE serait le beau-frère du chef du village de Bushushu, monsieur BARHAMBULIRA LUSHISHA Juvénal, et par ricochet beau-fils du Mwami, raison pour laquelle au lieu de travailler en toute indépendance et impartialité, il se laisse guider par les liens familiaux, détournant ainsi la mission du parquet pour satisfaire sa belle-famille et particulièrement son beau-père, le Mwami KAMIROGOSA III SHOSHO NTALE Franck, au détriment de toute la communauté de Kalehe et celle des DDH en particulier qui souhaiterait vivre la paix et la cohésion sociale autour de leurs Bami1 et l’Administrateur du Territoire pour le développement de leur entité. Eu égard à cette situation, l’ONGDH Partenariat pour Protection Intégrée (PPI)
condamne avec véhémence ces actes et demande :
1. A Madame le Procureur Général près la Cour d’Appel du Sud-Kivu :
– D’enjoindre au Chef de Parquet de Kalehe de libérer sans condition les acteurs de la société civile dont Madame BORA MUHINDO Angélique, PETRO KATULA et Désiré AMANI, détenus arbitrairement depuis le 21 octobre 2020 à la prison centrale de Kalehe ;
– D’interpeller, voire proposer la suspension et la poursuite judiciaire du magistrat DALBERT BONANE, Chef de Parquet de Kalehe, étant auteur de plusieurs violations des droits de l’homme et à la base de trouble de la paix et la cohésion sociale dans le territoire de Kalehe.
2. Au Ministre provincial de l’intérieur, décentralisation et affaire coutumière, de s’impliquer personnellement pour le dénouement de la crise observée dans le village de Bushushu, actuellement à la base des arrestations et des menaces à l’endroit des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits humains, sous la couverture du parquet de Kalehe.
3. Aux députés et notables du territoire de Kalehe, d’organiser un dialogue social autour du Mwami et ses administrés, afin de faciliter la restauration du climat de paix et de confiance entre le Mwami KAMIROGOSA III SHOSHO NTALE Franck et les acteurs de la société civile, les défenseurs des droits humains, les activistes pro démocratie ainsi que les bahavu en général pour le développement du territoire de Kalehe.  Telecharger ce communique de deux pages ICI

Fait à Bukavu, le 07/11/2020
Pour PPI
Maître Pascal Mupenda
Directeur des Programmes RDC

By Webstar

RDC: PPI satisfait de la libération d’un journaliste et d’un activiste

L’ONG de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), une organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains et des journalistes informe toute la communauté de DDH que le journaliste Alexandre Bizimana du groupe de presse Makala Ongeya Yaga et l’activiste Claude Kobi Bausi dit Black Man du mouvement citoyen Raiya Ana Simama sont libres après quelques jours passés en détention.

PPI demande aux autorités politico-administratives, à la PNC et à l’armée de cesser avec les détentions arbitraires des journalistes et défenseurs de droits Humains car elles sont partenaires et non ennemies

PPI demande aux organisations des défenses des droits humains et des journalistes de rester aux aguets et unis pour que le respect des droits des DDH et des journalistes soit une réalité au Sud-Kivu singulièrement et en RDC en général.

En fin, PPI remercie toute personne, organisations qui se sont impliquées pour que ces DDH recouvrent leur liberté.

Pour rappel le journaliste Alexandre Bizimana a été arrêté à Lusenda le 04 Novembre 2020 et l’activiste Claude Kobi Bausi dit Black Man le 30 Octobre lors d’une manifestation pacifique à Goma.

Fait à Bukavu, le 05 Novembre 2020

Pour PPI

 

Maitre Pascal MUPENDA

Directeur des Programmes RDC

By Fiston Wabulasa

BUKAVU – PPI : L’essentiel de la deuxième journée de la formation sur la communication et plaidoyer pour la protection des journalistes, médias et associations des médias au Sud Kivu.

Outils de communication et planification des campagnes pour lutter contre certaines dispositions du code pénal à la base de multiples arrestations, interpellations des journalistes et musellement de la presse en violation des lois spéciales tels que l’Edit du 10/02/2016 portant protection des défenseurs des droits humains et des journalistes au Sud Kivu, la loi de 1996 sur l’exercice de la presse en RDC, la déclaration de 1998 des nations unies sur les ddh, etc. qui régissent la presse en RDC, c’est l’essentiel de la deuxième journée du 14/10/2020 de la formation sur la communication et plaidoyer pour la protection des journalistes, médias et associations des médias au Sud Kivu.
Rappelons que cet atelier de 4 jours qui réunit une dizaine des journalistes est organisé par l’ONGDH Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) et se tient en la salle de réunion du restaurant Maman Kindja, ville de Bukavu, Province du Sud Kivu en RDC.

By Fiston Wabulasa

BUKAVU : PPI organise un Atelier de formation en plaidoyer et communication pour la protection et sécurité des journalistes en province du Sud Kivu.

La protection des journalistes et les défenseurs des droits humains en général demeure l’une des préoccupations majeures de l’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) en RDC. C’est dans ce sens que ce mardi 13/10/2020, PPI a démarré avec un atelier de formation en plaidoyer et communication pour la protection et sécurité des journalistes en province du Sud-Kivu. Cette activité de 4 jours se clôture le vendredi 16/10 par un dialogue entre les journalistes et un panel d’autorités gouvernementales, judiciaires, sécuritaires et des DDH.

Ce dialogue portera sur la dépénalisation des délits de presse, la subvention à l’égard des médias, la question emblématique d’imputations dommageables ou diffamation, propagation des faux bruits ainsi que l’atteinte à la sûreté de l’Etat dont sont régulièrement accusés les journalistes, la taxe dite d’exploitation d’une station radio perçue par l’ANR auprès des médias, etc.

L’atelier se tient dans la salle de réunion du restaurant Maman Kindja, ville de Bukavu, province du Sud-Kivu en RDC.

By Webstar

RDC: Repression de la marche du 01 Octobre à Kisangani, PPI met en garde le maire de la ville

L’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, dénonce avec la dernière énergie la répression de la marche organisée le 1er octobre 2020 par la population à Kisangani, province de la Tshopo en République Démocratique du Congo, pour réclamer la mise en application des recommandations du Rapport Mapping sur les graves violations des droits de l’homme en RDC.

PPI trouve inacceptable que le maire de la ville Jean Louis ALASO BOSELEKOLO se soit permis de faire réprimer cette manifestation par la police.

Au regard des massacres répertoriés à Kisangani, et surtout celui de Tingi Tingi, ayant couté la vie à plus de 190.000 personnes, PPI estime que cette attitude du maire de la ville Jean Louis ALASO BOSELEKOLO est une preuve par excellence qu’il serait parmi les auteurs de ces crimes et/ou soutiendrait les bourreaux, raison pour laquelle il veut empêcher toute action visant à réclamer l’application des recommandations du Rapport Mapping.

PPI invite la population de la Tshopo et de Kisangani en particulier à rester sereine et mobilisée pour les prochaines actions, entendu que la marche du 1er octobre n’est que le début d’une série d’actions que va poursuivre la population congolaise, jusqu’à obtenir la mise en place d’un Tribunal Pénal International pour le Congo et/ou un autre mécanisme judiciaire approprié pour la  répression de ces crimes et la réparation des victimes.

L’organisation Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) profite de cette occasion pour remercier tous les congolais qui se sont mobilisés dans plusieurs coins de la République pour marcher le 1er octobre 2020, soutenant ainsi le plaidoyer du Prix Nobel de la Paix, le Docteur Denis MUKWEGE qui ne cesse de réclamer la création d’un Tribunal Pénal International pour le Congo  afin de sanctionner  les auteurs des graves violations commises en RDC.

Fait à Bukavu, le 02/10/2020

Pour PPI

 

Maître Pascal Mupenda

Directeur des Programmes RDC

 

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RDC : Me Heri Kalemaza libéré mais un de ses avocats annonce qu’il va interjeter appel

L’organisation des défenses des droits Humains, Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI, informe à l’opinion nationale et internationale que Maître Heri Kalemaza vient d’être libéré, ce vendredi 02/10/2020.

Ceci après que le jugement soit rendu le 30/09/2020 dans l’affaire 3386. L’un de ses conseils, Maitre Pascal Mupenda renseigne à PPI que Maitre Heri Kalemaza va interjeter appel contre ce jugement rendu par le Tribunal de Paix de Bukavu.

Il indique que Me Heri a été condamné au payement d’une amende de 50.000fc, soit 25$, et 1$ de dommages et intérêts en faveur du gouverneur Théo Ngwabije.

Maitre Pascal Mupenda dit comprendre d’office que leur client était acquitté, mais le Tribunal a juste voulu satisfaire le Gouverneur Théo Ngwabije, ce que trouve inacceptable Me Mupenda.

Il sied de rappeler que Me Heri Kalemaza a été arrêté et jeté à la prison centrale de Bukavu, le 04/04/2020, sur dénonciation du Professeur Mubalama Zibona, directeur de cabinet du gouverneur de province Théo Ngwabije Kasi.

Son dossier a été fixé au tribunal pour imputation dommage à l’endroit du gouverneur Théo Ngwabije Kasi

By Webstar

RDC : PPI a marché pour soutenir la création d’un Tribunal Pénal International pour le Congo

La marche de soutien à la création d’un Tribunal Pénal International pour le Congo a bel et bien eu lieu   au Sud-Kivu.  L’ONGDH Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI était de la partie.

Selon le directeur des programmes pays, Me Pascal Mupenda, c’était très important que PPI participe à cette marche.

« Nous disons merci à la population du Sud-Kivu et de toute la RDC pour avoir répondu présent à l’appel du prix Nobel de la Paix, le Docteur Dénis Mukwege. La promotion de la paix étant une de nos missions nous devons soutenir la création d’un Tribunal Pénal international pour le Congo », fait savoir Me Pascal Mupenda.

La marche a commencé à la place Munzihirwa au cœur de la ville de Bukavu. Elle a connu la participation des acteurs de la société civile, des organisations de droits de l’homme et du barreau du Sud-Kivu.

Elle a chuté par Nyamoma au cabinet du gouverneur du Sud-Kivu où un mémorandum a été lu et remis au gouverneur du Sud-Kivu, Théo Kasi.

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Kabare : 3 DDH contre le chef de groupement de Miti, début des audiences au TGI Kavumu

Non à l’impunité des auteurs des violations des droits humains à l’endroit des défenseurs des droits humains (DDH).
RP 674/CD opposant sieurs Bonane Lulihoshi Emmanuel, Kabera Mukomachogo Floribert et Nyamulindunda Fungulo Emmanuel tous défenseurs des droits humains contre sieur Cirimwami Kwigomba alias Mambe chef de groupement de Miti.
La première audience dans cette affaire a eu lieu ce lundi 28/09/2020 au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kavumu à Kavumu.
A cette audience, le tribunal a constaté que le prévenu Cirimwami Kwigomba alias Mambe n’a pas comparu ni personne à son nom.
Les citants ne voulant pas un jugement par défaut à l’égard du cité, l’audience a été renvoyée au 19/10/2020.
Pour rappel, en date du 16/06/2020, ces défenseurs des droits humains ont été torturés par un groupe des jeunes conduits par le chef de groupement de Miti monsieur Cirimwami Kwigomba alias Mambe, en territoire de Kabare, province du Sud Kivu en République démocratique du Congo.
Selon les informations recueillies par l’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), ces ddh étaient en sit-in continue devant le bureau du chef de groupement pour exiger sa destitution au motif qu’il se caractérise par la mauvaise gestion et le détournement d’une somme de plus de 11.000$ destinée aux activités de développement du groupement de Miti.
Après cet incident malheureux ayant conduit à la torture et blessures graves de ces ddh à coup de machettes, marteaux, lances et bâtons, ces ddh ont introduit une citation directe contre le chef de groupement Cirimwami alias Mambe pour torture, coups et blessures volontaires, association des malfaiteurs et menaces d’attentat contre les personnes.
PPI et SOS IJM, continuent  a représenter ces DDH Communautaires en justice et plaide pour un procès équitable dans cette affaire afin que les responsabilités soient établies et que cessent les violations des droits humains, et surtout à l’égard des voix de sans voix (ddh).
Il remercie également tous les partenaires impliqués dans la promotion de la déclaration des Nations Unies de 1998 sur la Protection des DDH et dont la collaboration dans le dossier des DDH sus-mentionnés reste pertinente pour un issue positif.
Le département de communication de PPI.