LIBÉRATION DE LA DIRECTRICE DE LA RADIO SVEIN CONDITIONNÉE PAR LA REMISE DE DEUX ÉMISSIONS POUR CENSURE : COMMUNIQUE DE PRESSE n°PPI-RDC/03/104.2022.
L’ONG Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional oeuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, annonce la libération de la directrice de la radio svein , émettant à Bukavu, province du Sud Kivu en RDC, Madame Judith ASINA, limitée de tout mouvement depuis 13h00 de ce jeudi 17 Mars 2022, à l’Agence Nationale de Renseignements (ANR/Sud-Kivu.
Néanmoins, PPI condamne fermement le fait que cette libération soit conditionnée par la remise par la radio de deux émissions, notamment MKATE et UWANJA WA MABADILIKO du dimanche 13 Mars 2022. Pour ce faire, dame Judith ASINA a quitté l’enclos de l’ANR vers 17h00, hautement escortée de trois agents de l’ANR jusqu’à la radio et l’ont obligé que ces émissions leur soient remises. Avant de partir, ils ont indiqué qu’ils vont la rappeler après les avoir écouté, et se rassurant qu’elles n’ont pas violée la sûreté de l’État.
PPI s’inquiète de cet état de chose et rappelle que le Sud Kivu est la première province qui s’est dotée de l’édit provincial portant protection des DDH et des journalistes, et pour rien au monde on ne permettrait que des cas dès violations à l’égard de la liberté de la presse puissent continuer.
Pour rappel, la directrice Judith a été restreinte de tout mouvement dans les enceintes de l’ANR, alors qu’elle était venue répondre à une invitation lui adressée par le directeur provincial de l’ANR Sud-Kivu, constant qu’elle était filée depuis mardi 15 Mars. Elle a préférée se rendre d’elle même pour en savoir plus et éviter de demeurer dans l’empasse.
COMMUNIQUE DE PRESSE n°PPI-RDC/03/103.2022 DÉNONÇANT LA MISE EN ETAT D’ARRESTATION DE LA DIRECTRICE DE LA RADIO SVEIN PAR L’ANR SUD-KIVU.
L’ONG Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional oeuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, alerte le public sur la mise en état d’arrestation de la directrice de la Radio Svein, émettant à Bukavu, province du Sud Kivu en RDC, Madame Judith ASINA, par l’Agence Nationale de Renseignements (ANR/Sud-Kivu.
Elle vient d’être restreinte de tout mouvement dans les enceintes de l’ANR, depuis l’après midi de ce jeudi 17 Mars 2022, alors qu’elle était venue répondre à une invitation lui adressée par le directeur provincial de l’ANR Sud-Kivu, et jusqu’à présent elle n’est pas encore informée du motif de la restriction de son droit à la liberté de mouvement.
Pire encore, l’équipe de l’organisation PPI qui l’accompagnait vient d’être chassée de l’enclos de l’ANR, tout en lui demandant de partir, sans aucune insistance, sous peine d’être arrêtée.
Au regard de cette situation, PPI dénonce et condamne fermement la limitation de mouvement de la directrice Judith ASINA, et exige sa liberté sans condition.
Par ailleurs, PPI regrette de constater que le nouveau directeur provincial de l’ANR Sud-Kivu puisse opter pour une attitude qui risque d’envenimer le climat de collaboration qui existait déjà entre l’ANR et les organisations partenaires, dont PPI.
Pour ce faire, non seulement PPI réitère sa position de voir dame Judith ASINA recouvrer son mouvement, mais également demande au directeur de l’ANR de se ressourcer auprès de ses prédécesseurs pour éviter que nos relations de longues dates ne soient réduites en néant.
PPI rappelle que Madame Judith ASINA a été victime d’une filature de la part de quelques agents de l’ANR Sud-Kivu depuis le matin du 15 mars 2022 et que dans les après-midis, ceux-ci s’étaient introduits dans les installations de la radio menaçant de ramener la directrice auprès du directeur de l’ANR sans motif aucun.
Madame Judith ASINA, mère allaitante risque de passer la nuit au cachot de l’ANR Sud-Kivu loin de son bébé de deux mois de naissance.
PPI demande enfin aux organisations de défense des droits humains et aux médias de solidariser avec la directrice de la Radio Svein, la “radio de changement de mentalités”, dans cette lourde épreuve, tout en décourageant toute manœuvre tendant à vouloir museler les médias et les journalistes.
L’Organisation Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI, une organisation de la promotion de la paix et de protection des droits des DDH et des journalistes a documenté 441 cas des violations des droits des droits des DDH et des journalistes en 2021. Parmi ces cas figurent 14 assassinats.
Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) est une organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains. Dans le cadre de sa mission, chaque mois PPI publie un feuillet de monitoring considéré comme un thermomètre de la situation des droits des défenseurs des droits humains (DDH) et des journalistes en République Démocratique du Congo. Ainsi, pendant que le monde continue à subir les affres du coronavirus (COVID-19) dont les congolais et les DDH en particulier ne sont pas épargnés, au cours du mois d’octobre 2021, PPI a documenté « quatorze (14) nouveaux cas des violations des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique du Congo ». Ces différentes violations sont entre autres trois (3) cas d’arrestation à l’égard de journalistes dont un (1) à Kisangani dans la province de la Tshopo, un (1) à Beni dans la province du Nord-Kivu et un (1) à Bukavu dans la province du Sud-Kivu. A cela s’ajoute deux (2) autres cas de menace d’arrestation à l’égard de deux journalistes à Mbandaka dans la province de l’Equateur. PPI a enregistré également quatre (4) cas d’abus et violations contre les DDH, assortis malheureusement de la mort de Cabral Yombo, président de la société civile de Hombo Nord dans la Province du Nord-Kivu décédé de suite des tortures lui administrées par des militaires sous ordre de Katindi Lwamyango Aidjo, chef de secteur des Bakano, territoire de Walikale dans la province du Nord-Kivu ; l’arrestation d’un (1) artiste engagé à Beni et la menace de mort à l’endroit du président des jeunes de la commune de Karisimbi dans la même province du Nord-Kivu. Au cours du mois d’octobre, PPI rapporte l’arrestation et détention d’un (1) avocat dans la province du Kasaï-Central au cachot de l’auditorat militaire, situation qui a conduit à la suspension momentanée des activités des avocats de cette province dans les juridictions militaires. Enfin, cinq (5) activistes des droits humains sont inquiétés et recherchés par la police de Watsa, en province de Haut-Uélé.
Pour une meilleure lecture et compréhension, ci-dessous le lien de téléchargement de ce rapport de quatre pages ne version pdf.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE n°PPI-RDC/085/102021 ANNONÇANT LA MORT DU DDH CABRAL YOMBO PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ CIVILE DE HOMBO NORD EN TERRITOIRE DE WALIKALE DANS LA PROVINCE DU NORD-KIVU EN RD CONGO.
C’est avec regret qu’une équipe de l’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) qui s’est rendue cette nuit vers 21h à l’hôpital de Panzi vous annonce le décès du défenseur des droits humains (DDH) Cabral Yombo, président de la Société Civile de Hombo, en territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu.
Ceci après qu’il a été torturé par des militaires FARDC sous ordre de Monsieur Katindi Lwamyango, chef de secteur des Bakano dans le même territoire, le vendredi 29/10/2021.
Le DDH Cabral Yombo a rendu l’âme le dimanche 31 octobre 2021, vers 18h, à l’hôpital général de référence de Panzi à Bukavu en province du Sud Kivu où il a été référé le samedi 30 octobre 2021 pour des soins appropriés.
D’après les informations recueillies par PPI, Cabral Yombo a plaidé pour la suppression d’une taxe dite colporation prélevée sur les produits champêtres, jugée d’illégale et évaluée à 4.000 FC (soit 2 dollars américains).
Malheureusement, le chef de secteur n’a pas voulu l’entendre de son oreille et a ordonné qu’il soit recherché et arrêté. Retrouvé à l’hôtel la Bénédiction de Dieu de Hombo Nord (où il se cachait) par les militaires largués sur le terrain par ce chef de secteur, il a été torturé et jeté par terre à partir du premier étage où il se trouvait, étant ligoté mains et pieds, il est tombé commençant par la tête.
Au regard de cet assassinat, PPI exige que l’auteur intellectuel qui n’est autre que Monsieur Katindi Lwamyango, chef de secteur des Bakano, et ses co-auteurs matériels soient arrêtés par l’Auditorat Supérieur Militaire du Nord-Kivu et jugés en procédure de flagrance en audience foraine au lieu du crime à Hombo Nord à Walikale.
Par la même occasion, PPI annonce que le corps de ce DDH ne sera levé de la morgue, rapatrié et enterré à Hombo qu’après condamnation des assassins.
Enfin, PPI demande à tous les activistes des droits humains de rester solidaires afin d’exiger que les auteurs de cet assassinat soit punis conformément à la loi et que plus jamais cela ne se répète.
Vous pouvez télécharger la version pdf de ce rapport d’une page en cliquant sur le lien ci-dessous:
Neuf organisations des défenses des droits des DDH dont Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI alertent sur les conditions de détention de 5 jeunes de la Lucha et Jicho la Raiya détenus à la prison centrale de Goma depuis plusieurs mois soit 4 mois pour ceux de la LUCHA et 9 mois pour ceux de Jicho la Raiya.
Ces organisations demandent que ces jeunes épris de paix soient libérés.
« Honorables, Excellence, Mesdames, Messieurs les dignes Représentants de l’Etat Congolais et de la Province du Nord Kivu ; Nos organisations attirent votre attention sur la situation calamiteuse que traversent cinq (5) Jeunes épris de paix et qui exercent leur ministère dans 2 mouvements citoyens différents, notamment la LUTTE POUR LE CHANGEMENT et JICHO LA RAIYA en République Démocratique du Congo, aux arrêts à la prison centrale de Goma Munzenze depuis plusieurs mois, soit 4 mois pour ceux de la LUCHA et 9 mois pour ceux de Jicho la Raiya », peut-on lire dans cet appel urgent que vous pouvez télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous.
Les Défenseurs des droits Humains de la province du Maniema à l’est de la RDC, étaient à l’école du savoir. Ces acteurs de la société civile sont venus de Kambambare, de Kasongo, de Kailo et de la ville de Kindu. Durant plus de quatre jours, ils ont appris des notions essentielles pour leur travail et surtout pour leur sécurité. La formation s’est tenue dans la ville de Kindu. C’est grâce à l’appui financier de DefenderDefenders que PPI a organisé cette formation.
Selon Jonathan Magoma, Officier de protection et plaidoyer qui a conduit cette mission, cette formation est consécutive à la situation des DDH du Maniema qui ont toujours alerté sur les violations graves des droits de l’Homme depuis plusieurs mois.
Pour lui, des DDH sont tués dans certains coins du Maniema d’autres sont obligés de fuir leurs domiciles car ils gênent certaines autorités et miliciens qui martyrisent des communautés.
« Nous avons formé 15 DDH dont neuf femmes. Certains sont venus de la ville de Kindu et des territoires de la province du Maniema. Ils sont venus de Kasongo, Kambambare et Lukando où les défenseurs des droits humains sont tués, enlevés et d’autres contraint à l’exile. Ils ont appris des matières liées à leur sécurité et à celles de leurs domiciles, bureaux et bénéficiaires. La vérité est que cette province est une zone hostile pour les DDH. Les rebelles font la loi de leur côté sous l’œil impuissant des militaires et les autorités locales. Ces compatriotes qui mettent leur vie en danger doivent se protéger ainsi que leurs communautés », fait savoir Jonathan Magoma officier chargé de protection et plaidoyer au sein de PPI.
Pour sa part, Maitre Toussain Bwana Umbe, défenseur de droits Humains venu de Kambambare, remercie PPI pour la formation. Il fait savoir que la formation a été une graine tombée dans un sol fertile. Il promet restituer à ses collaborateurs de Kasongo et Kambambare. Il se dit fier de maîtriser désormais les notions de gestion de son téléphone et ordinateur.
« La présence de PPI ici c’est un ouf de soulage pour les DDH du Maniema. Chaque jour nous avons des cas des violations des droits de l’homme. Ce sont en fait ces DDH qui nous envoient ces informations. Avant, moi personnellement je ne savais pas comment envoyer un document d’une manière sécurisée. Maintenant, je sais comment envoyer mes rapports sans crainte. Merci à PPI. Vous avez vu que le Maniema est une province très enclavée, les DDH vivent dans un isolement sans pareil. L’avènement de PPI est un signe que notre province a besoin d’encore plus d’assistance », fait savoir Me Toussaint Bwana Umba venu de Kambambare à plus de 500km de la ville de Kindu.
A l’issu de cette formation, les DDH ont renouvelé leur appartenance au Réseau Haki na Sheria Maniema, REHASHIMA qui a pour mission de promouvoir le travail en synergie des associations des actions menées et pour la sécurisation des acteurs.
Lors de cette formation, ils ont aussi lancé la campagne « Les DDH du Maniema en Danger ». Cette campagne qui sera en ligne et sur les médias locaux aura pour mission de faire entendre les voix des DDH de Maniema toujours martyrisés.
La délégation de PPI a aussi rencontré evêque du Mainiema. Ensemble ils ont échangé sur les conditions du travail des DDH du Maniema.
Monseigneur François Umbe, a remercié l’équipe de PPI pour la descente sur terrain. Il a promis à PPI son soutien.
« On enregistre de plus en plus des cas des violations des droits de l’Homme dans la province du Maniema. Le fait pour PPI de venir former les DDH du Maniema est un ouf de soulagement car souvent ces compatriotes sont oubliés et laissés à leur triste sort. Cette formation tombe à point nommé car les DDH doivent toujours être formés et informés. Merci à PPI, vous avez notre accompagnement », a promis de numéro un de l’Eglise Catholique du Maniema, l’Evêque François Umbe.
#KINDU: Mgr François Abeli, Eveque de Kindu a reçu une équipe de PPI. Ensemble ils ont échangé sur les conditions des DDH dans cette province. “J’ai tjrs entendu parler de PPI. C’est un plaisir pr ns de vs voir à Kindu. Merci d’avoir pensé aux DDH d’ici”. (1/2)@DefendDefenderspic.twitter.com/5j8nQbNshS
— Partenariat pour la Protection Intégrée (@PPIREGIONALE) October 15, 2021
Profitant de sa présence au Maniema, l’équipe de PPI a rencontré le ministre provincial des droits Humains.
Le ministre Asumani Mankuku Dady a promis à PPI d’être toujours disponible dans l’intérêt des DDH de Kindu. Pour lui, le gouvernement provincial va capitaliser le rapport et les acquis de la formation tenue par PPI au Maniema.
« Nous vous remercions pour votre visite et la formation des DDH du Maniema. Nous vous rassurons qu’à chaque fois que vous aurez besoin de certaines informations relatives aux droits de l’homme, nous seront là pour vous. Le gouvernement provincial va capitaliser ces actions pour l’intérêt de ces acteurs qui prennent le risque pour le respect des droits des autres », a-t-il fait savoir.
Lors de cette séance de travail avec le ministre, le rapport de violation des droits des DDH et des journalistes du mois de septembre produit par PPI, où quatre cas des violations des droits des DDH du Maniema ont été documenté a été remis au ministre.
L’ONGDH Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) informe, la libération provisoire du défenseur des droits humains, Balyanangabo Chamusoke Estino, coordonnateur du Centre d’Espoir pour les Droits Humains (CEDH), noyau de Bunyakiri, Territoire de Kalehe, Province du Sud-kivu en RDC.
PPI vous informe la libération provisoire ce 12 Oct. 2021, du DDH Balyanangabo Kyamusoke Estino, arrêté depuis le 16. Sept. 2021 et jeté en prison pour avoir accompagné la populat° de #Bunyakiri, au Sud-Kivu, dans une campagne de désobéissance fiscale vu la dégradation des routes pic.twitter.com/4x4GzytixN
— Partenariat pour la Protection Intégrée (@PPIREGIONALE) October 12, 2021
Assisté de Maître Assani Mugisho et Maitre Fabien Zihalirwa, tous membres du Pool d’Avocats de PPI le DDH a quitté le cachot du parquet près le Tribunal de Grande Instance de Kavumu, ce mardi 12/10/2021, en présence du coordonnateur Provincial du CEDH, Maitre Gentil.
PPI remercie tous ceux-là de près ou de loin qui l’accompagnent dans la lutte afin que cette voix de sans voix ne soit pas éteinte, au regard de la manière dont les faits étaient déjà dénaturés, jusqu’à vouloir l’assimiler aux groupes armés raiya mutomboki, heureusement que le parquet de Kavumu n’a pas cédé aux caprices des manipulateurs du dossier.
PPI invite en plus les autorités judiciaires à abandonner les poursuites contre six autres acteurs de la société civile de Bunyakiri saisis de mêmes faits dénaturés, et dont les mandats sont en circulation, avec risque d’être arrêtés, ce qui les pousse à vivre en clandestinité.
En outre, PPI réitère son appel aux autorités poltico-administratives du territoire de Kalehe, et de Bunyakiri en particulier, à privilégier la paix et la cohésion sociale avec tout le monde, et en particulier les acteurs sociaux, gage d’un développement durable pour cette entité.
PPI pense que ni la chasse à l’homme, et moins encore la voie judiciaire ou les arrestations des DDH ne pourront pas résoudre le problème lié au manque d’infrastructures routières dans ce territoire. Pour PPI, un dialogue social sincère, entre les autorités et les DDH afin de diagnostiquer les limites des uns et des autres face aux problèmes de routes qui se posent permettra de comprendre qui est sensé faire quoi, et in fine, élaborer un plan de plaidoyer commun pour une solution durable.
Pour rappel, le DDH Balyanangabo Chamusoke Estino a été arrêté depuis le 15/09/2021 à son bureau à Bunyakiri et transféré nuitemment (1h) le 16/09/2021 à la prison de Kalehe, avant que son dossier ne soit envoyé par la suite au parquet de Kavumu.
Ceci après que son organisation a adhéré à la campagne de désobéissance fiscale lancée par la société civile de Bunyakiri pour réclamer la réhabilitation de la route Miti-Bunyakiri-Hombo, en état de délabrement avancé.
PPI avait alors déploré le fait qu’on a voulu dénaturer les faits, au motif que lui et ses collègues seraient en train de collaborer avec les rebelles mai-mai raiya mutomboki, pour déstabiliser les autorités en place, ce que cette organisation n’a cessé de dénoncer.
Jusqu’à ce jour, la promesse faite au peuple Congolais par le Président de la République, Son excellence Félix Tshisekedi Tshilombo, le 24 janvier 2019, lors de son investiture et premier discours à la Nation en qualité de Chef de l’Etat, de veiller au respect des droits humains, en commençant par rendre professionnelles la police et l’armée, ainsi qu’à fermer tous les cachots de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), n’a pas toujours été tenue.
Et pour preuve, des violations des droits humains continuent à être enregistrées en République Démocratique du Congo. Au cours du mois de septembre 2021, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté«Quarante-quatre (44) nouveaux cas de violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en RDC», contre 40 cas enregistrés en Août 2021.
Ces violations et abus de septembre sont entre autres, pour la ville province de Kinshasa, deux (2) journalistes brutalisés et arrêtés par la police pendant qu’ils couvraient une manifestation réclamant la dépolitisation de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et 2 autres arrêtés sans leur communiquer le motif préalablement. Au Nord-Kivu, dans la ville de Beni, le domicile d’une (1) journaliste de la Radio la Voix de l’Université de Semuliki a été ciblé et cambriolé. En plus, le commissaire supérieur principal et maire de la ville de Beni a menacé et promis des poursuites judiciaires contre les acteurs de la société civile.
Dans la province de Haut-Uélé, sept (7) défenseurs des droits humains agissant au sein du cadre de concertation de la société civile ont été condamnés à six mois de prison ferme par le Tribunal de Grande Instance de Buta, après qu’ils ont lancé la campagne de désobéissance fiscale pour exiger la réhabilitation des routes en état de délabrement très avancé. En Ituri, un (1) journaliste est menacé de mort dans la cité de Mungbwalu par des rebelles du mouvement CODECO. Au Maniema, quatre (4) défenseurs des droits humains sont harcelés et pourchassés par des autorités aussi bien politico-militaires que de renseignements pour avoir fait des dénonciations des cas des violations des droits humains dont ils seraient auteurs. Dans la province du Sud-Kivu, un (1) défenseur des droits humains de Bunyakiri en territoire de Kalehe a été arrêté et jeté en prison à Kalehe avant d’être transféré au cachot du parquet à Kavumu, au même moment que sept (7) autres de ses collègues sont sous mandat d’amener et recherchés par la justice, au motif d’avoir soutenu la campagne de désobéissance fiscale à Bunyakiri dans le territoire de Kalehe, dans le but de demander aux autorités la réhabilitation de la route Miti-Bunyakiri-Hombo délabrée et abandonnée.
Dans le même territoire, une journaliste de la Radio Communautaire Territoriale de Kalehe vit sous menaces graves des militaires commis au centre d’Ihusi. Toujours au Sud-Kivu, des menaces ouvertes ont été proférées aux acteurs de la société civile de Mwenga par le Commandant de la 33ème Région Militaire s’adressant à ses troupes en pleine parade.
L’on note en plus un (1) acteur de la société civile sous menaces de mort à Kabamba dans le groupement d’Irhambi par un agent de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) basé à Kabamba dont les bavures et tracasseries ont été dénoncées et dix (10) militants pro-démocratie du mouvement citoyen OBAPG ont été arrêtés à Lugendo, en territoire de Kabare. Quatre (4) manifestations pacifiques des défenseurs de la démocratie dont deux au Sud-Kivu et deux au Nord-Kivu ont été réprimées par la police et pour le Nord-Kivu, un (1) militant de la LUCHA a, malheureusement, perdu sa jambe droite de suite de balles lui tirées par un policier pendant l’opération de répression de la manifestation.
Vous pouvez télécharger la version pdf ce rapport de 6 pages en cliquant sur le lien ci-dessous.
Vendredi 17 septembre 2021, une équipe de PPI (Partenariat pour la Protection Intégrée) s’est rendue au parquet et à la Prison centrale de Kalehe dans l’objectif de s’enquerir du dossier de Balyanangabo Camusoke Estino, acteur de la société civile noyau de Bunyakiri, territoire de kalehe en province du Sud-Kivu, arrêté le mercredi 15.09.2021, à son bureau à Bunyakiri et transféré à la Prison de Kalehe vers 1h du matin du jeudi 16.09.2021.
Balyanangabo est poursuivi pour avoir soutenu la campagne de désobéissance fiscale lancée par la société civile noyau de Bunyakiri en juillet 2021, vu la dégradation complète de la route nationale n°3, reliant le centre de Miti à Bunyakiri et Hombo.
PPI a constaté que l’état de santé de ce DDH est critique et demande que celui soit immédiatement admis dans une structure médicale pour des soins appropriés. Balyanangabo à été fatalement torturé par les “agents de l’ordre” (policiers) qui l’ont amené du cachot de la police de Bunyakiri vers la Prison de Kalehe en pleine nuit. Blessures par menotte (craqua) aux poignets de deux mains, omoplate droite cassée et bras droit immobile par conséquent, coup fatal reçu sous les cottes gauches, fortes douleurs lombaires, les deux yeux impitoyablement blessés ont rougi et gonflé.
Acteur de la société civile et coordonnateur de l’organisation CEDH (Centre d’Etudes en Dorits Humains) de Bunyakiri, PPI exige trois choses: 1) le transfert immédiat de Balyanangabo Camusoke à l’hôpital, 2) sa libération sans condition et 3) la cessation des poursuites contre 5 autres de ses collègues dont Didier Kitumaini, Benjamin Isaya, Alfa Haruni, Anderson Buzima et Enacheya Byamungu qui seraient, eux aussi, sous mandat d’amener.