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RDC: PPI documente 40 nouveaux de violations des droits des DDH et des journalistes au mois de Août 2021

En République Démocratique du Congo, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri sont placées depuis le 6 mai 2021 en état de siège, pour lutter contre les groupes armés qui terrorisent les populations civiles. Le président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, y a remplacé des autorités civiles par des officiers de l’armée et de la police pour un retour définitif de la paix. Curieusement, il s’observe une montée inquiétante de cas d’assassinats des journalistes et défenseurs des droits humains dans les deux provinces sous état de siège. Au cours du mois d’août 2021, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté «Quarante (40) nouveaux cas de violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en RDC».

Ces violations et abus qui sont assortis de 4 cas d’assassinat des journalistes et défenseurs des droits humains sont entre autres, un (1) journaliste de la RTNC sous-station de Rutshuru au Nord-Kivu tué et son collègue menacé de mort, un (1) journaliste de la Radio-télé Communautaire Baronnie (RTCB) de Biakato et sa femme assassinés à Mambasa en province d’Ituri, une (1) femme DDH assassinée et son mari blessé par balle à Mumosho au Sud-Kivu, cinq (5) DDH dont 2 sous menaces à Bunyakiri pour avoir soutenu la désobéissance fiscale vu la dégradation exagérée de la route nationale numéro trois, un (1) agressé dans la ville Bukavu par des personnes non identifiées, 1 arrêté à Mwenga pour avoir défendu les intérêt de sa population contre l’exploitation illégale des minerais et la destruction méchante des plantes par des entreprises Chinoises et un (1) autre menacé et poursuivi en justice à Walungu pour avoir dénoncé la perception d’une taxe illégale par la chefferie de Ngweshe, tous au Sud Kivu. A cela s’ajoute un (1) DDH arrêté à Punia au Maniema pour avoir dénoncé des irrégularités dans la gestion des redevances minières ; six (6) DDH dont 2 sous menaces de l’auditorat militaire détaché à Rutshuru pour avoir mis à nu les tracasseries commises par certains agents de cet auditorat et quatre (4) autres poursuivis en justice pour avoir fait de dénonciation de détournement de thermo-flash à Butembo, tous au Nord-Kivu. Vingt (20) militants pro-démocratie arrêtés dont 1 à Goma au Nord-Kivu, poursuivi par la fondation de l’épouse du président Felix Tshisekedi Tshilombo pour diffamation, et 19 à Kinshasa pour avoir exigé la dépolitisation de la centrale électorale (CENI) et réclamé un consensus dans le processus de désignation du président de cette institution d’appui à la démocratie et deux (2) manifestations réprimées par les éléments de la police.

PPI regrette de constater qu’au cours du mois d’août 40 nouveaux cas ont été enregistrés, contre 16 cas au mois de juillet 2021. Cette organisation note en plus que les journalistes et leurs membres de famille ont été beaucoup ciblés dans les provinces sous état de siège, à l’occurrence au Nord-Kivu et en Ituri.

Ce feuillet qui est un des outils de plaidoyer de PPI, vise à servir d’ « un miroir ou répertoire » des cas des violations et abus enregistrés chaque mois, afin qu’ils soient connus de tous et que tôt ou tard celui-ci serve afin que les auteurs soient interpelés et punis conformément à la loi. « A chaque période correspond son histoire », dit-on.

Lien ci-dessous contient une description succincte des circonstances dans lesquelles se sont déroulées toutes ces violations contre les défenseurs des droits humains.

Feuillet n°034/PPI/DDH-J/08/2021 du 1er au 31 août 2021 portant Monitoring des violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique du Congo.

 

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PPI-RDC: “La situation des DDH et des journalistes dans les provinces à état de siège ainsi que celle des lanceurs d’alerte sur l’exploitation illégale des minerais à Mwenga inquiète “

L’organisation de défense des droits humains Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), une ONG de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains est vivement préoccupée par la situation des violations et abus des droits de défenseurs des droits humains et des journalistes en République Démocratique du Congo, particulièrement dans les Provinces du Nord-Kivu, Ituri et Sud-Kivu.

En effet, parlant du Nord-Kivu et d’Ituri, il se dégage que depuis le 06 mai 2021, jour où l’Etat de siège a été décrété dans ces deux provinces, l’atteinte aux droits des défenseurs des droits humains et des journalistes s’est accentuée.

D’après les rapports de monitoring effectués par PPI[1], entre les mois de mai et août 2021, au moins 51 cas des violations ont été enregistrés dans ces deux provinces, assortis de six (6) assassinats crapuleux parmi lesquels deux (2) journalistes au Nord-Kivu et un (1) en Ituri et trois (3) acteurs de la société civile à Beni, toujours au Nord-Kivu. A cela s’ajoute deux (2) activistes pro démocratie qui demeurent en détention à l’auditorat militaire de Garnison de Goma et dix-sept (17) autres sous menaces graves dans les deux provinces.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Au regard de ces violations, d’aucun se demande si l’état de siège était instauré pour terroriser davantage les paisibles citoyens et les défenseurs des droits humains en particulier, ou bien pour combattre les groupes armés qui ne cessent de faire le carnage dans la zone.

En outre, l’on se demande si, la population qui continue à être massacrée ne devrait plus pleurer lorsqu’elle est attaquée, ou bien les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias qui dénoncent ou diffusent ne devraient plus parler de cette situation d’insécurité qui peine à être maitrisée, plus de quatre mois après la mise en place de l’état de siège.

Parlant du Sud-Kivu, depuis le mois de juin 2021, les défenseurs des droits humains et lanceurs d’alertes en territoire de Mwenga qui dénoncent l’exploitation illégale des minerais par des sociétés ainsi que la destruction systématique des champs des citoyens et l’environnement en général sont la cible des graves menaces.

Curieusement, au moment où tout le monde déplore encore cette situation et se demande qui peut avoir donner l’ordre aux compagnies d’exploiter librement les minerais, sous une bonne escorte des militaires des forces armées congolaises (FARDC) en territoire de Mwenga, le responsable de l’armée en province, le Général Bob KILUBI fait des menaces de trop et de façon ouverte contre les acteurs de la société civile, dans une vidéo de 59 secondes qui circule dans les réseaux sociaux, jusqu’à les qualifier des bandits et coupeurs de routes qui veulent salir l’image de l’armée.

Excellence Monsieur le Président de la République,

Eu égard à ce qui précède, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) vous demande de :

  • S’impliquer personnellement afin que cessent toutes les violations décriées à l’égard des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, au motif de faire respecter l’Etat de siège ;
  • Garantir la protection aux DDH et lanceurs d’alerte sur l’exploitation illicite des minerais et la destruction des champs des paisibles citoyens ainsi que l’environnement dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu ;
  • Favoriser les poursuites judiciaires contre toute personne, quel que soit son rang ou sa nationalité, qui serait impliquée de près ou de loin dans l’exploitation illégale des minerais à Mwenga ;
  • Veiller au respect de tous les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux qui protègent les défenseurs des droits humains, les journalistes et les médias dans l’exercice de leur travail.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président de la République, l’expression de nos sentiments les plus patriotiques et épris de justice et de paix. Télécharger la version PDF en cliquant sur le lien ci-dessous:  Note de plaidoyer à Son Excellence  Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo

Pour PPI 

Maitre Pascal MUPENDA

Directeur des Programmes RDC

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Bukavu: Grève des agents et fonctionnaires de l’administration judiciaire, PPI propose des pistes de solutions

Suivre Maître Pascal Mupenda, directeur des programmes RDC de PPI, sur le dossier  grève des agents et fonctionnaires de l’administration judiciaire du Sud-Kivu en cliquant sur le lien ci-dessous

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RDC: Juillet 2021, PPI documente 16 cas de violations et abus des droits des DDH, des journalistes et des médias en RDC

Au cours du mois de juillet 2021, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté « Seize (16) nouveaux cas de violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en RDC».

Ces violations et abus qui sont assortis de 3 cas d’assassinat des défenseurs des droits humains sont entre autres, un (1) journaliste et correspondant du média en ligne Libre Grands Lacs, de Top Congo Fm et de Radio France Internationale (Rfi Swahili) agressé à Beni au Nord-Kivu pendant qu’il couvrait une manifestation ; un (1) journaliste de la Radio Communautaire de Luvungi arrêté par un député provincial à Itara dans la Plaine de la Ruzizi, un (1) autre journaliste de la Radio Kalembelembe dont le domicile a été attaqué dans la ville de Baraka et une radio attaquée à Kalehe, tous au Sud-Kivu. Il est à noter aussi malheureusement l’assassinat de trois (3) activistes des droits de l’Homme en territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu.

A cela s’ajoute des menaces graves et intimidations contre quatre (4) autres acteurs de la société civile au Sud-Kivu, dont une femme, contraints de vivre en clandestinité et craignant pour leur vie après les dénonciations faites. Enfin, au cours de ce mois, on a enregistré également l’arrestation et détention en prison de quatre (4) militants pro-démocratie dont trois à Kabinda en province de Lomami et un dans la ville de Goma au Nord-Kivu. En province du Sud-Kivu, dans le territoire insulaire d’Idjwi, il a été noté des menaces policières proférées contre les activistes qui prennent le courage de dénoncer les violations orchestrées par certains éléments de la police nationale congolaise sur cette île.

16 cas enregistrés au cours du mois de juillet contre 13 cas au mois de juin 2021, le combat de PPI demeure celui d’atteindre un jour « zéro cas » des violations et abus des droits de l’homme à l’égard des défenseurs de la démocratie en RD Congo. Un des outils de plaidoyer de PPI, ce feuillet vise à servir d’ « un miroir ou répertoire » des cas des violations et abus afin qu’ils soient connus de tous et que tôt ou tard les auteurs soient interpelés et punis conformément à la loi. « A chaque période correspond son histoire », dit-on.

Vous pouvez télécharger tout le rapport en cliquant sur le lien ci-dessous.

Feuillet n°033/PPI/DDH-J/07/2021 du 1er au 31 juillet 2021 portant Monitoring des violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique du Congo (pdf)

By ppi2019

RDC: Pour avoir dénoncé la fraude au sein de l’entreprise SMICO, Maître Pascal Mupenda traduit en justice (communiqué)

Relativement à la convocation de Maitre Pascal Mupenda, Directeur des Programmes RDC de l’organisation de défense des droits humains, Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI, mardi 20 juillet 2021 au Parquet Général près la Cour d’Appel du Sud-Kivu à Bukavu, tenons à fixer l’opinion sur les points ci-dessous :
1. Maitre Pascal Mupenda est poursuivi par le Parquet Général du Sud-Kivu, sur plainte de la Société de
micro finance SMICO s.a, au motif qu’il lui aurait fait des imputations dommageables suite à la dénonciation du vol et escroquerie de l’argent de son compte, et a intenté une action civile en restitution
au Tribunal de Commerce (TRICOM) de Bukavu depuis le 14 juin 2021 ;
2. Interrogé quant au mobile de la dénonciation faite, il a fait savoir qu’il a intenté l’action au Tribunal de
commerce de Bukavu, pour non seulement demander qu’il soit rétabli dans ses droits, mais également
attirer l’attention d’autres clients pour qu’ils soient vigilants, et surtout que dans la mesure où il y
auraient d’autres victimes, qu’elles brisent le silence en dénonçant et en saisissant les instances
compétentes afin que plus jamais de tels actes ne surviennent ;
3. Pour lui, cette action de la SMICO devant le Parquet n’est qu’une manœuvre dilatoire visant à vouloir
l’intimider et étouffer son action entamée au TRICOM sous RCE 457 et dont l’audience devant laquelle
la SMICO doit répondre a été déjà fixée au 28 juillet 2021. Une intimidation qui rappelle de nombreuses
autres actions des victimes d’escroquerie et vol d’argent dans certaines banques et institutions de micro
finance (IMF) au pays et qui n’ont jamais connu un début de procès et/ou les victimes demeurent dans
le silence ;
4. Malgré cette action, Maitre Pascal Mupenda précise qu’il demeure serein et confiant en la justice,
espérant que son action au TRICOM va se poursuivre sans aucune entrave ;
5. Enfin, PPI remercie les avocats conseils qui ont assuré l’assistance à Me Pascal, la société civile dans
sa diversité, les organisations de défense de droits humains, les médias, les mouvements citoyens et
les nombreux partenaires qui suivent de très près l’évolution de ce dossier.

Fait à Bukavu, le 20 juillet 2021.
Pour PPI,
Jonathan Magoma
Officier de Plaidoyer et Protection
plaidprotection@ppi-ong.org
(+243) 854566913

Vous pouvez télécharger ce communiqué en version PDF ICI

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RDC: Maitre Pascal Mupenda convoqué au parquet général de Bukavu ce mardi 20 juillet 2021

COMMUNIQUE DE PRESSE N° PPI-RDC/071/07/2021 RELATIF A LA CONVOCATION DE MAITRE PASCAL MUPENDA AU PARQUET GENERAL DE BUKAVU, PROVINCE DU SUD-KIVU, MARDI 20 JUILLET 2021 A 10H00.


Partenariat pour la Protection Intégrée, PPI, organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, porte à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que son Directeur des Programmes RDC, Maître Pascal Mupenda, est convoqué au Parquet Général près la Cour d’Appel du Sud-Kivu à Bukavu, mardi 20 juillet 2021, à 10 heures.

PPI est inquiète du fait que le mandat de comparution invitant Maitre Pascal Mupenda au parquet ne précise aucun motif pour lequel il doit comparaître, ce qui est déjà une violation grave de la loi, et pense qu’il serait victime de son travail de protection et de défense des droits des DDH et des « sans voix ».
P

ire encore, PPI note que ce mandat supposé provenir d’un magistrat ne porte aucun numéro d’ouverture du dossier (soit rôle du ministère public (RMP), soit rôle d’information (RI), mais fait expressément mention de l’article 15 du code de procédure pénale ainsi que des articles 115 et 120 de l’ordonnance n°78-289 du 03 juillet 1978 en RDC ; des articles qui parlent des conditions qui peuvent pousser le magistrat à placer une personne en détention préventive et/ou à lui décerner un mandat d’amener, ce qui présage déjà une intention de nuire, mais garde confiance en la justice, et souhaite que toutes les garanties procédurales soient rassurées à son Directeur des Programmes Pays.

Par ailleurs, PPI condamne l’acte de vandalisme commis le samedi 17 juillet 2021, par des personnes inconnues, sur le véhicule de Maître Hassan Mugisho, l’un des avocats conseils de Maitre Pascal Mupenda. L’attaque a eu lieu quelques heures après réception du mandat de comparution, pendant que le véhiculé était stationné sur avenue ISGA en commune d’Ibanda, dans la ville de Bukavu.
Criminalité urbaine ordinaire ou bien attaque ciblée contre les avocats conseils de Maitre Pascal Mupenda ?

Au regard du déroulement des faits dans un temps voisin, à présent, PPI a du mal à dissocier ces deux incidents avant des enquêtes neutres et transparentes exigées.

PPI exige aussi la sécurité pour son Directeur des Programmes pays ainsi que celle de ses avocats.
Par ce communiqué, PPI sollicite l’accompagnement d’autres organisations et partenaires tant nationaux
qu’internationaux pour l’assistance et un suivi de près de ce dossier dans lequel son Directeur des Programmes RDC doit comparaitre.
Disons non à ceux-là qui veulent réduire au silence cette voix qui porte haut le combat du respect et la défense des droits humains en RD Congo et à travers le monde.
Fait à Bukavu, le 19 juillet 2021.
Pour PPI, Jonathan Magoma
Officier de Plaidoyer et Protection
plaidprotection@ppi-ong.org
(+243) 854566913

Vous pouvez télécharger ce communiqué en format PDF en cliquant sur ce lien

COMMUNIQUE DE PRESSE N° PPI-RDC/071/07/2021 RELATIF A LA CONVOCATION DE MAITRE PASCAL MUPENDA AU PARQUET GENERAL DE BUKAVU, PROVINCE DU SUD-KIVU, MARDI 20 JUILLET 2021 A 10H00.

 

 

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RDC: 13 cas des violations et abus des droits des DDH, des journalistes et des médias documenté par PPI en juin 2021

Au cours du mois de juin 2021, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté « Treize (13) nouveaux cas des violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en RDC ».

Ces violations et abus qui ont touché deux femmes défenseures des droits humains sont entre autres, deux (2) journalistes dont le correspondant du média en ligne Libre Grand Lac attaqué la nuit à son domicile à Goma dans la province du Nord-Kivu et un autre de la radio Flash Fm de Kamanyola dans le Sud-Kivu qui vit actuellement sous menaces.

Il est à noter également la situation de deux (2) activistes pro-démocratie harcelés judiciairement par l’auditorat près le tribunal militaire de garnison de Goma au Nord-Kivu, quatre (4) acteurs de la société civile -parmi eux une femme- arrêtés see here et jetés en prison dans la  province de Bas-Uélé, un (1) député provincial arrêté et gardé en prison dans la province de l’Ituri pour avoir donné son opinion sur les multiples promesses  irréalisables du président Félix Tshisekedi et un (1) DDH sous harcèlement judiciaire par le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe dans la ville province de Kinshasa.

Au cours de ce mois, on a enregistré également l’arrestation et détention de deux (2) DDH dans le territoire de Mwenga en province du Sud-Kivu. En territoire d’Idjwi dans la même province, une (1) femme DDH, madame Esther Muratwa, présidente de la société civile dans cette entité, traverse des graves menaces et son domicile a été attaqué à deux reprises.

Signalons qu’au cours du mois de juin 2021, la courbe est un peu en baisse par rapport aux mois de mai et avril, où PPI a documenté respectivement 28  et 163 nouveaux cas des violations des droits des DDH, des journalistes et des médias en RDC.

PPI espère qu’avec les efforts et l’implication de tous, il sera possible d’atteindre « zéro cas » des violations et abus à l’égard des défenseurs de la démocratie en RD Congo. Un des outils de https://www.marleyvapes.com/product/flum-gio-disposable-berry-fusion-3000-puffs/ plaidoyer de PPI, ce feuillet vise à servir d’ « un miroir ou répertoire » des cas des violations et abus afin qu’ils soient connus de tous et que tôt ou tard les auteurs soient interpelés et punis conformément à la loi.

Pour tout savoir sur ce rapport de monitoring, vous pouvez télécharger sa version pdf en cliquant sur le lien en dessous.

Feuillet n°032/PPI/DDH-J/06/2021 du 1er au 30 juin 2021 portant Monitoring des violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique du Congo. (5 pages)

Si vous avez  connaissance d’un cas de violations des droits des DDH et des journalistes vous pouvez contacter le département de protection et plaidoyer  au numéro +243 977336800 ou lui écrire à l’adresse email à plaidprotection@ppi-ong.org 

 

 

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RDC: PPI documente 28 cas des violations des droits des DDH, journalistes et médias au mois de mai 2021

Le 03 mai 2021, la République Démocratique du Congo célèbre la journée international de la liberté de la presse dans un contexte caractérisé par des graves violations des droits des défenseurs des droits humains et des journalistes.

Au cours de ce mois de mai 2021, Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, a documenté, « vingt-huit (28) nouveaux cas des violations et abus des droits des défenseurs des droits des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des médias en RDC».

Il s’agit d’un journaliste assassiné au Nord-Kivu et un défenseur judiciaire assassiné dans la ville d’Uvira en province du Sud-Kivu. En plus, l’on a noté l’arrestation d’un journaliste en Mbandaka dans la province de l’équateur et deux autres sous menace à Kalonge au Sud-Kivu et au Nord-Kivu. A ce ceci s’ajoute également le cas de 7 militants pro démocratie arrêtés à Kabare et deux acteurs  sociaux de Mumosho ainsi qu’un autre dans le territoire de Shabunda en province du Sud-Kivu, en plus des menaces de mort contre 6 défenseurs LGBTI dans la province de la Tshopo et un autre dans la province du Nord-Kivu. Enfin, au cours de ce mois, on a enregistré le cambriolage des véhicules, attaques et menaces contre les maisons des DDH au Sud-Kivu ainsi que le propos de mépris envers le Prix Nobel de la Paix Docteur Denis MUKWEGE par le Président Rwandais Paul KAGAME. Il importe de noter que par rapport au mois d’avril, le mois de mai 2021 a connu une diminution de 135  cas, entendu qu’au cours de ce mois PPI avait documenté 163 cas des violations et abus des droits des DDH, journalistes et médias en RDC.

Pour tout savoir sur ce rapport bien détaillé, veuillez le télécharger en cliquant sur le lien ci-dessous:

Feuillet n°031/PPI/DDH-J/05/2021 du 1er au 31 mai 2021 portant Monitoring des violations et abus des droits des défenseurs des droits humains, des journalistes et des médias en République Démocratique

 

 

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Sud-Kivu: Dossier 3 DDH de Miti contre le chef de groupement Mambe, l’heure est aux plaidoiries

Une année depuis le début des audiences opposant trois défenseurs des droits humains de Miti dans le Territoire de Kabare au Sud-Kivu à leur chef de groupement Cirimwami Kwigomba Mambe au tribunal de grande instance de Kavumu, l’heure est aux plaidoiries des parties.

Ce lundi 14/06/2021, toutes les parties préparent leurs moyens pour l’unique devoir du jour, consacré aux plaidoiries.

Les ddh Emmanuel Lulihoshi, Floribert Mukomachogo et Emmanuel Fungulo, respectivement membres des organisations Service des Droits Humains (SDH), Action Communautaire pour le Développement Rural (ACDR) et président de la société civile de Miti poursuivent le prévenu Cirimwami Kwigomba Mambe pour association des malfaiteurs, torture, coups et blessures volontaires et menaces d’attentat.

D’après Maître Pascal Mupenda, l’un des conseils de ces ddh, ces faits à charge du prévenu Cirimwami ont été commis le 17 juin 2020 à Miti à l’endroit de ces trois ddh, alors qu’ils observaient un sit-in devant le bureau du prévenu, en sa qualité de chef de groupement, exigeant sa destitution pour mauvaise gestion et détournement d’une somme de plus de 11.000 dollars destinés au développement de cette entité.

Pour maitre Pascal Mupenda, cette action des citants contre le cité Cirimwami a été dictée par le souci de faire respecter la loi en luttant contre l’impunité des auteurs des violations des droits des défenseurs des droits humains.

“Point n’est besoin de rappeler qu’il existe plusieurs instruments juridiques, parmi lesquels un édit provincial portant protection des défenseurs des droits humains et des journalistes dans le cadre de leur travail au Sud-Kivu. On ne peut pas comprendre comment une manifestation organisée dans le strict respect de cette loi ainsi que de l’article 26 de la constitution soient réprimés par un chef de groupement, jusqu’à occasionner même la torture ainsi que des coups et blessures graves à l’égard des manifestants. Voilà pourquoi, il était impérieux de saisir le juge pénal afin que le prévenu Cirimwami soit puni conformément à la loi et qu’il comprenne que nul n’est au dessus de la loi”, a-t-il dit.

Il sied de noter que ces défenseurs des droits humains devant le tribunal sont assistés par les pools d’avocats des organisations Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI) et Information Juridique Multisectoriel (SOS IJM).

 

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Uvira: PPI satisfait de la condamnation du major Jean Pierre Katembo, assassin du DDH Rodrigue Haramba

L’ONGDH Partenariat pour la Protection Intégrée (PPI), une organisation de droit congolais à mandat régional œuvrant pour la promotion de la paix et la protection des défenseurs des droits humains, salue la condamnation le samedi 15 mai 2021 à perpétuité du Major Jean Pierre KATEMBO, après l’assassinat de Rodrigue HARAMBA, Défenseur judiciaire près le Tribunal de Grande Instance d’Uvira, la nuit du 12 au 13/05/2021 vers 01h00 du matin.
Après le monitoring du procès effectué par PPI, la cour militaire du Sud-Kivu siégeant en audience foraine à Uvira en procédure de flagrance a condamné également cet officier de l’armée et l’Etat congolais, in solidum, au paiement en francs congolais d’une somme d’un million de dollars américains des dommages et intérêts, à raison de 800.000$USD au compte de la veuve laissée par Maitre Rodrigue et 200.000$USD au père du défunt qui se sont constitués parties civiles dans la cause.

Vous pouvez télécharger le communiqué en cliquant sur le lien ci-dessous:

COMMUNIQUE DE PRESSE nº PPI-RDC/069/052021 RELATIF A LA CONDAMNATION
DU MAJOR KATEMBO, MILITAIRE DES FARDC A UVIRA, PROVINCE DU SUD-KIVU EN
RDC